Alice Madness Return est un jeu inspiré de Alice au pays des merveilles, mais revisité par American McGill de façon beaucoup plus sombre. Ce dernier fait suite au tout premier opus qui est je trouve facultatif pour la bonne compréhension du jeu. On suit l’histoire d’Alice traumatisée par la mort de toute sa famille lors d’un incendie « accidentel » où elle seule survécut. Le joueur va donc suivre l’évolution mentale d’Alice en fonction des événements, des interactions avec les personnages et des révélations sur ce fameux incident dont elle commence à avoir de vagues souvenirs.
Bien qu’il soit sorti en 2011, le jeu a plutôt bien vieilli et possède même des graphismes potables et une direction artistique assez originale et qui change distinctement à chaque niveau qu'il s'agisse d'Alice, des ennemis et des éléments interactifs, les rendant visuellement tous très différents les uns des autres.
En parlant des niveaux, ces derniers possèdent une courte séquence dans le monde réel et une autre dans le pays des merveilles, bien que ces deux mondes ne soient pas si opposés. En effet, le monde imaginé par Alice ne se révèle pas créé de toute pièce par celle-ci, il s’agit en vérité d’un espace imaginé par son cerveau pour s’échapper de la réalité. Néanmoins, elle ne devient pas inconsciente, ce n’est qu’une vision altérée par sa folie du vrai monde.
Vous l’aurez deviné, le point fort de Alice Madness Return est son histoire, malheureusement (peut-être qu’à cause d’EA), le jeu est chiant. Ce dernier est découpé en cinq chapitres (avec un 6e assez court) qui durent tous environ 2 h 30 à 3 heures si l’on fouille bien. Ajoutez à cela un gameplay ultra redondant du fait que l’on débloque quasi toutes les armes aux chapitres 1, des mécaniques recyclées durant les 15 heures de jeu : ce sont toujours les mêmes plates-formes mais qui changent visuellement, et des combats longs, avec zéro boss et fastidieux.
La seule chose intéressante dans les niveaux, ce sont les souvenirs, des collectibles qui nous renseignent sur des personnages, leur façon de penser, etc., nous permettant de bien comprendre l’histoire et de faire des théories afin de présager la fin. Je ne sais toujours pas pourquoi ces souvenirs sont cachés, ce n’est pas un plus, c’est limite indispensable pour bien comprendre les événements.
Alice Madness Return est donc un jeu qui brille de par son visuel et sa narration, mais pas du tout grâce à son gameplay. Pour ma part, je regardais souvent le nombre de collectibles ramassés dans un niveau et le comparais au nombre de collectibles max pour voir quand le chapitre était fini. Non pas car je n’aime pas le jeu (je l’aurais arrêté sinon), mais parce que l’histoire progresse surtout au début et à la fin des chapitres, à travers les cinématiques, tandis qu’elle est en grande partie mise en pause durant les phases de gameplay.
En conclusion, le jeu aurait pu être bien meilleur si ce dernier avait fait entre 5 et 8 heures, cependant il possède un visuel original / marquant et une histoire très sombre, mature et profonde, marquant une rupture entre le jeu et le film de Walt Disney.
PS : Il se peut que votre ordi crache à quelques reprises s’il n’a pas de bonnes performances.
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Histoire et Narration
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Visuel
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Direction artistique
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Caméra
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Long et lent pour rien
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Très répétitif