Crimson Desert : ça fait un peu mal au début.
Après plus de 700 heures de jeu, je crois pouvoir affirmer une chose : chez Pearl Abyss, personne n'a jamais entendu parler du concept de limites.
« Michel veut ajouter une mécanique de gameplay chiante et parfaitement inutile ? MAIS GOOOOOO MICHEL ! »
Et voilà comment on se retrouve avec un jeu aussi extraordinaire qu'indigeste, où chaque bonne idée semble avoir été accompagnée de douze autres dont personne n'avait besoin.
L'illustration parfaite de la confusion entre générosité et dépotoir.
Crimson Desert est lourd, bordélique, parfois inutilement complexe, et certaines mécaniques semblent avoir été conçues par un développeur qui avait un problème perso avec le concept de bonheur in-game.
Mais le plus terrible dans cette histoire, c'est que cette absence totale de retenue constitue aussi l'une des plus grandes qualités du jeu.
Le monde est immense, somptueux, généreux et, surtout, il récompense réellement l'exploration. Pas avec trois champignons et deux pièces de cuivre.
Côté technique, après un lancement laborieux mais ultra bien suivi, la mise à jour 2.0 et l'arrivée des voix françaises font un bien fou, surtout pour les grosse quiche en anglais.
Mais la véritable claque, pour moi, c'est l'arrivée récente du DLSS 4.5 sur PC.
J'avais toujours trouvé que le rendu souffrait d'une espèce de bouillie de pixels difficile à expliquer. Avec cette nouvelle version du DLSS, c'est une tout autre histoire.
Crimson Desert en 4K Ultra est une véritable obscénité visuelle, si on peut se le permettre.
J'ai passé l'immense majorité de mes 700 heures sur PS5 Pro (par confort, mon siège de bureau n'étant pas extraordinaire), mais après avoir vu ce que donne le jeu sur PC, la console vient de se prendre une balayette monumentale. Mon retour définitif sur PC est acté.
Et au fond, qu'est-ce que Crimson Desert ?
Imaginez une gigantesque partouze entre Red Dead Redemption 2, The Elder Scrolls, Fable, une bonne poignée de MMORPG et bien d'autres, le tout organisé par des Coréens complétement tarés.
Tout le monde s'enfile plus ou moins bien, Michel et certaines de ses mécaniques se branlent de votre consentement, le résultat est parfois maladroit, souvent excessif, mais étonnamment jouissif une fois qu'on a compris comment tout ce petit monde fonctionne.
Car il faut être prévenu : Crimson Desert n'est pas une aventure qui se laisse apprécier passivement. (On est pas chez Ubi, bordel).
Cette partie fine demande de l'investissement personnel, de la patience, du temps et une certaine tolérance aux pratiques expérimentales de Pearl Abyss.
Mais une fois les préliminaires laborieux dépassés, l'expérience devient franchement agréable.
Et avec le DLC qui se profile, je sens déjà cette malédiction chronophage revenir me chercher par la peau des baloches, parce que Crimson est une partouze qui demande l'exclusivité, plus le temps pour les autres avec cette folie.
Est-ce que je recommande Crimson Desert ?
Évidemment, avec un peu d'échauffement, de temps et de lubrifiant, ça passe.
Mais je recommande aussi de prévenir votre famille, vos amis et éventuellement votre employeur.
Parce que Pearl Abyss ne sait manifestement pas s'arrêter.
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Le monde, la vie, l'univers et tous le reste (C'est bô)
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Les détails du lore planqués un peu partout
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C'est riche (C'est cool)
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Michel et ses mécaniques de con
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ça pique un peu au début
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C'est trop riche (J'ai pas le temps Michel)