Evil West, franchement, c’est un jeu qui aurait très bien pu sortir à l’époque de la PS2 ou de la PS3. Il a un format daté, une mise en scène d’un autre temps, et un gameplay franchement vieillot.
Déjà, les personnages… J’ai eu du mal à m’y attacher. Ils ne sont pas intéressants, pas développés, et du coup j’ai jamais vraiment eu envie de m’investir dans ce qu’ils vivaient. Le scénario, c’est un autre souci. On a l’impression que c’est la suite d’un autre jeu, sauf que non, c’est le premier. Du coup, on est plongé dans un univers bizarre, sans trop d’explication, et c’est difficile de s’y intéresser. Le concept cow-boy/vampire est cool sur le papier, mais dans le jeu, ça manque de contexte. On arrive, tout semble « normal » dans cet univers, mais on n’a aucune base, aucune accroche. Et même en essayant de s’y plonger, l’intérêt retombe vite.
Le gameplay, lui, c’est pas le pire, mais c’est pas bon non plus. Ce n’est pas assez défoulant pour être fun comme un Devil May Cry ou un God of War, et pas assez exigeant non plus pour captiver. C’est toujours le même schéma : des longs couloirs, des arènes de combat, et des chaînes brillantes pour nous indiquer où aller. On n’explore rien, on suit juste les lumières. C’est plat, répétitif, et on ne se sent jamais vraiment puissant. Les combats sont trop courts, pas assez intenses, et on passe à la suite sans vraiment ressentir de satisfaction. Même les moments censés être épiques tombent à plat.
Graphiquement, ça aurait pu être joli, mais il y a une espèce d’aura luisante autour des personnages qui donne un rendu étrange. L’animation est rigide, les persos manquent de charisme, et ce sont des clichés sur pattes. Ça pourrait marcher si c’était bien fait, mais là ça ne prend pas. Les mains gigantesques, le style semi-réaliste/cartoon qui ne fonctionne pas… On dirait un mélange raté, là où un Batman Arkham, par exemple, aurait su mieux gérer ça.
Honnêtement, je vais le finir juste parce que je l’ai acheté. Je l’ai même mis en mode facile pour en finir au plus vite, parce que je prends que peu plaisir à y jouer. Et c’est triste, parce qu’on sent qu’il y a eu de la passion derrière ce projet. On sent que les développeurs y ont mis du cœur, mais ça ne suffit pas.
Bref, je suis déçu. Je suis même un peu triste pour ceux qui ont bossé dessus, parce que ça partait sûrement d’une bonne intention. Il y avait des idées, des bonnes intentions, mais tout est mal exploité. Ce jeu, s’il était sorti en 2006, ok, pourquoi pas. Mais là, ça ne passe pas.
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Les personnages
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L'histoire