Difficile de ne pas commencer par préciser que le jeu ne suit pas la voie des Fallout classiques. Pensé avant tout comme une expérience multijoueur, il s’éloigne du solo très scénarisé qui a fait la réputation de la licence. Pour autant, au fil des mises à jour, Fallout 76 a su se transformer et propose aujourd’hui une expérience bien plus intéressante qu’on pourrait l’imaginer.
La carte est vaste, variée et agréable à parcourir, et l’identité Fallout reste bien présente dans l’ambiance et l’univers. Certaines quêtes, notamment celles ajoutées après le lancement, sont particulièrement réussies et donnent une vraie envie de s’investir sur le long terme. Le gameplay, sans être exceptionnel, reste solide et efficace, avec une progression plaisante. Le système de C.A.M.P., quant à lui, est une excellente surprise : la construction et l’amélioration de sa base deviennent rapidement un élément central du jeu, presque addictif, et renforcent clairement son aspect sandbox. Malgré sa composante en ligne, il est tout à fait possible d’aborder le jeu en grande partie en solo, ce que je fais d’ailleurs sur cette seconde partie.
Côté technique en revanche, la version PC montre vite ses limites. Même avec une machine correcte, des baisses de performances, des micro-freezes et quelques bugs peuvent venir ternir l’expérience. Le moteur, vieillissant, se traduit aussi par des animations rigides et une réalisation qui accuse le coup. Rien de catastrophique, mais c’est un point à garder en tête.
Au final, Fallout 76 reste un jeu imparfait mais attachant, qui revient de loin après un lancement compliqué. Il ne conviendra pas forcément aux amateurs d’un Fallout purement solo et très narratif, mais pour ceux qui sont prêts à accepter une approche différente, davantage tournée vers l’exploration, la construction et la liberté de progression, il peut offrir de très bonnes heures de jeu. À prix réduit, il vaut clairement le détour, à condition de faire preuve d’un minimum d’indulgence sur le plan technique.